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Les radiations d'anticancéreux de la liste en sus estimées à plus d'un million d'euros de pertes pour un gros CHU

PARIS, 27 juin 2017 (APMnews) - La réforme des modalités d'inscription des spécialités sur la liste en sus représente un coût non négligeable pour les établissements de santé, de l'ordre de 1,1 million d'euros pour les anticancéreux aux Hospices civils de Lyon (HCL), selon une étude rétrospective publiée dans le Bulletin du cancer.
Dans un contexte de maîtrise des dépenses de santé, le remboursement des médicaments onéreux présentant une amélioration du service médical rendu (ASMR) jugée mineure (IV) ou inexistante (V) par la Haute autorité de santé (HAS) a été réformé par le décret du 24 mars 2016 relatif à la procédure et aux conditions d'inscription des spécialités pharmaceutiques sur la liste en sus (cf dépêche du 25/03/2016 à 11:05).
Des radiations ont été publiées dès août 2016 dans certaines indications pour les anticancéreux Avastin* (bévacizumab, Roche), Herceptin* (trastuzumab, Roche), Velcade* (bortézomib, Janssen, groupe Johnson & Johnson) et Caelyx* (doxorubicine liposomale pégylée, J&J) (cf dépêche du 03/08/2016 à 11:47), ainsi que pour la vinflunine (Javlor*, Pierre Fabre) et l'idarubicine (Zavedos*, Pfizer) (cf dépêche du 01/08/2016 à 10:55).
Amandine Baudouin et ses collègues de l'Institut de cancérologie, groupement hospitalier Sud aux HCL a évalué l'impact économique potentiel de cette mesure. Dans ce CHU, près de 7.000 patients atteints de cancer ont été pris en charge en 2015 et plus de 16.400 séances de chimiothérapie ambulatoire ont été réalisées. L'unité de préparation centralisée des anticancéreux injectables du site produit plus de 50.000 préparations par an. Le budget annuel des anticancéreux injectables s'élève à 23,9 millions d'euros.
Une étude rétrospective sur 6 mois a été menée au sein de ce CHU du 1er juillet au 31 décembre 2015. Pour chaque anticancéreux onéreux prescrit à un patient atteint de cancer, le statut de l'indication thérapeutique et de l'amélioration du service médical rendu (SMR) associé a été déterminé. Le coût total a été évalué en considérant que tous les médicaments concernés par le décret seraient radiés.
Sur 6 mois, 4.416 anticancéreux onéreux ont été prescrits pour un coût de 4,2 millions d'euros. Cela concernait 546 patients traités par 26 molécules différentes. 28% du nombre total des prescriptions d'anticancéreux onéreux correspondaient à des indications avec ASMR IV ou V.
Le montant total attribué aux indications avec une ASMR mineure ou inexistante établie selon un comparateur pertinent non inscrit sur la liste en sus s'élève à 557.564 euros, soit 1,1 million d'euros, extrapolé à un an pour cet établissement, soit 6% du budget 2015 des anticancéreux onéreux (19,2 millions d'euros) et 5% du budget total des anticancéreux injectables (onéreux ou non) de l'établissement (23,9 millions).
"La réforme des modalités d'inscription des spécialités sur la liste en sus représente un coût non négligeable pour les établissements de santé et soulève la question de l'accès à ces options thérapeutiques pour les patients atteints de cancer", concluent les auteurs.
En effet, ce coût répercuté sur les établissements pourrait engendrer des inégalités territoriales selon la santé économique des établissements qui pourraient ou non supporter financièrement la prescription de ces médicaments, ajoutent-ils.
"Cette problématique est d'autant plus préoccupante que les stratégies thérapeutiques en cancérologie évoluent vers l'association de thérapies ciblées avec un coût de prise en charge croissant. Une évolution du système de fixation des prix des médicaments par les autorités de santé, la réduction des délais d'obtention de l'agrément aux collectivités et la redéfinition des critères d'attribution du niveau d'ASMR permettraient de garantir et accélérer l'accès aux médicaments innovants en cancérologie", estiment-ils mentionnant qu'une réflexion mandatée par les autorités de santé sur l'évolution des modalités d'évaluation des médicaments est en cours.
(Bulletin du cancer, vol.104, n°6, p538-551)
sl/ab/APMnews

 
Le Centre Léon-Bérard lance une nouvelle étude de profil moléculaire en cancérologie avec le soutien de Roche

PARIS, LYON, 27 juin 2017 (APMnews) - Le Centre Léon-Bérard de Lyon lance l'essai ProfilER02, avec le soutien de Roche, pour progresser dans l'utilisation du profil moléculaire en cancérologie, ont annoncé mardi Roche et le centre de lutte contre le cancer lyonnais alors que se tient à Paris le symposium WIN sur la médecine de précision en oncologie.
"Cet essai vise à faire progresser notre compréhension des traitements du cancer, en étudiant l’impact de l’analyse de différents groupes de gènes impliqués dans le processus tumoral. ProfiLER02 s’inscrit dans la suite de ProfiLER01, initié en 2013, et qui a déjà permis d’établir le profil moléculaire de 1.944 patients, en explorant 70 oncogènes ou gènes", indiquent les partenaires dans un communiqué commun.
Les résultats de la première étude ProfiLER ont été présentés à Chicago début juin au congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO). Ils ont montré que la médecine personnalisée qui propose une thérapie ciblée selon le profil génomique de la tumeur est réalisable en routine même si elle n'est encore bénéfique qu'à une minorité de patients à ce jour (cf dépêche du 06/06/2017 à 14:33).
Les chercheurs avaient annoncé un 2e essai pour comparer le test académique utilisé qui recherche 70 gènes à un test commercial sur 315 gènes afin de voir si en recherchant plus de gènes, on peut prescrire des traitements à plus de patients.
ProfiLER02 va effectivement comparer 2 panels de gènes différents chez 250 patients adultes, hommes ou femmes, atteints de tumeurs solides sans altérations moléculaires identifiées constituant des cibles thérapeutiques connues, comme HER2 ou EGFR, indique le communiqué.
L’étude randomisée évaluera le test académique utilisé dans le cadre de ProfiLER01, et le test mis au point par Foundation Medicine Inc. (FMI), partenaire de Roche dont les solutions de séquençage de nouvelle génération (NGS) et d’analyse bioinformatique permettent de déterminer le profil génomique de la tumeur du patient.
L'objectif principal est de comparer la proportion de patients pour laquelle une thérapie ciblée, guidée par le profilage moléculaire, pourra être initiée en fonction du test académique ou du test FoundationOne*.
Promu par le Centre Léon-Bérard avec pour investigateur principal le Dr Olivier Trédan, l'essai est multicentrique et pourra inclure des patients d'autres établissements: Institut Bergonié à Bordeaux, Institut Curie à Paris, Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) et l'hôpital Nord de Marseille (service d'oncologie multidisciplinaire et innovations thérapeutiques).
sl/ab/APMnews

 
Le Pr Bernard Fraysse (CHU de Toulouse) nommé président de la société mondiale d'ORL

Le Pr Bernard Fraysse (CHU de Toulouse) a été nommé samedi à la présidence de la société mondiale d’oto-rhino-laryngologie (ORL) (Ifos) pour une période de quatre ans. Cela a eu lieu lors du congrès mondial d’ORL qui s'est déroulé à Paris. Le Pr Fraysse avait été élu vice-président en juin 2013. Les missions de l’Ifos seront de promouvoir une évolution globale de la spécialité ORL, de représenter la Société auprès l’organisation mondiale de la santé et l’organisation des nations unies, et de proposer des ressources éducatives et humaines pour les différentes missions de la spécialité.
Communiqué de presse du CHU de Toulouse, 26.06.2017

 
Un incendie rapidement maîtrisé a eu lieu vendredi au CHU de Montpellier

Un départ de feu a eu lieu vendredi dernier dans un bâtiment de l’hôpital la Colombière du CHU de Montpellier. Il a débuté peu avant 18 heures et a été circonscrit par l'intervention des pompiers moins de deux heures plus tard. Trente-et-un patients ont dû être évacués. Des solutions alternatives d’hospitalisation ont été trouvées dans d’autres unités du CHU pour l’ensemble de ces patients.
Communiqué de presse du CHU de Montpellier, 23.06.2017

 
Paris: signature d'un nouvel accord entre l'université Pierre et Marie Curie et l'Inria

Un accord-cadre entre l'institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) et l'université Pierre et Marie Curie (UPCM) à Paris a été signé jeudi 22 juin. Il confirme une collaboration scientifique débutée en 2009 entre l’institut et l’université dans les domaines de l’informatique et des mathématiques, notamment appliquées à la biologie, la santé et l’environnement. Ces recherches communes portent également sur le domaine de la santé, notamment dans la lutte contre le cancer, la maladie d’Alzheimer, ou encore la dengue.
Communiqué de presse de l'université Pierre et Marie Curie, 23.06.2017

 
Brest: un chèque de 20.000 euros pour ouvrir un espace snoezelen

Les Lions clubs de Brest et de Saint-Brieuc et l’association ADES vont remettre mercredi un chèque de 20.000 euros au CHU de Brest pour la réalisation d'un espace snoezelen. Cet espace ouvrira à la fin du mois d'août au sein du service de psychiatrie de l’enfant, de l’adolescent et de la famille à l'hôpital de Bohars. Il sera organisé autour de trois axes: une prise en compte des particularités de chacun et l’ajustement des stimulations en fonction des réactivités singulières, un espace de découvertes qui contribue à l’élargissement du champ de connaissances et d’expériences sensorielles et le passage de la sensation, non consciente, à la perception grâce à l’échange avec l’accompagnant.
Communiqué de presse du CHU de Brest, 26.06.2017

 
Un site internet pour le fonds de dotation Guilhem du CHU de Montpellier

Le site internet du fonds de dotation Guilhem du CHU de Montpellier a été dévoilé jeudi 22 juin. Il a été créé pour contribuer aux actions de l'établissement en matière d’innovation médicale et de santé publique. Le fonds a ainsi trois objectifs: favoriser le développement de l’innovation au service des patients du territoire de santé, préparer l’hôpital universitaire de demain et améliorer l’accueil des patients. Particuliers, entreprises et fondations peuvent devenir mécène en allant sur le site internet.
Communiqué du presse du CHU de Montpellier, 26.06.2017

 
Le Centre Léon-Bérard lance une nouvelle étude de profil moléculaire en cancérologie avec le soutien de Roche

PARIS, LYON, 27 juin 2017 (APMnews) - Le Centre Léon-Bérard de Lyon lance l'essai ProfilER02, avec le soutien de Roche, pour progresser dans l'utilisation du profil moléculaire en cancérologie, ont annoncé mardi Roche et le centre de lutte contre le cancer lyonnais alors que se tient à Paris le symposium WIN sur la médecine de précision en oncologie.
"Cet essai vise à faire progresser notre compréhension des traitements du cancer, en étudiant l’impact de l’analyse de différents groupes de gènes impliqués dans le processus tumoral. ProfiLER02 s’inscrit dans la suite de ProfiLER01, initié en 2013, et qui a déjà permis d’établir le profil moléculaire de 1.944 patients, en explorant 70 oncogènes ou gènes", indiquent les partenaires dans un communiqué commun.
Les résultats de la première étude ProfiLER ont été présentés à Chicago début juin au congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO). Ils ont montré que la médecine personnalisée qui propose une thérapie ciblée selon le profil génomique de la tumeur est réalisable en routine même si elle n'est encore bénéfique qu'à une minorité de patients à ce jour (cf dépêche du 06/06/2017 à 14:33).
Les chercheurs avaient annoncé un 2e essai pour comparer le test académique utilisé qui recherche 70 gènes à un test commercial sur 315 gènes afin de voir si en recherchant plus de gènes, on peut prescrire des traitements à plus de patients.
ProfiLER02 va effectivement comparer 2 panels de gènes différents chez 250 patients adultes, hommes ou femmes, atteints de tumeurs solides sans altérations moléculaires identifiées constituant des cibles thérapeutiques connues, comme HER2 ou EGFR, indique le communiqué.
L’étude randomisée évaluera le test académique utilisé dans le cadre de ProfiLER01, et le test mis au point par Foundation Medicine Inc. (FMI), partenaire de Roche dont les solutions de séquençage de nouvelle génération (NGS) et d’analyse bioinformatique permettent de déterminer le profil génomique de la tumeur du patient.
L'objectif principal est de comparer la proportion de patients pour laquelle une thérapie ciblée, guidée par le profilage moléculaire, pourra être initiée en fonction du test académique ou du test FoundationOne*.
Promu par le Centre Léon-Bérard avec pour investigateur principal le Dr Olivier Trédan, l'essai est multicentrique et pourra inclure des patients d'autres établissements: Institut Bergonié à Bordeaux, Institut Curie à Paris, Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) et l'hôpital Nord de Marseille (service d'oncologie multidisciplinaire et innovations thérapeutiques).
sl/ab/APMnews

 
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