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Le thiosulfate de sodium divise par 2 le risque de perte auditive due au cisplatine dans l'hépatoblastome

WASHINGTON, 21 juin 2018 (APMnews) - Un traitement concomitant par thiosulfate de sodium a permis de diviser par 2 le risque de perte auditive chez des enfants et adolescents souffrant d'hépatoblastome traités par cisplatine, dans une étude randomisée dont les résultats sont publiés jeudi dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
La chirurgie associée au cisplatine pré et post-opératoire a montré son efficacité dans l'hépatoblastome mais l'anticancéreux peut causer des pertes auditives graves et irréversibles.
Des études de phase précoce ont montré que le thiosulfate de sodium pouvait avoir un effet otoprotecteur quand il est administré 4 à 8 heures après le cisplatine. Il a donc été évalué dans ce cancer.
Penelope Brock du Great Ormond Hospital à Londres et ses collègues ont conduit une étude chez 109 patients âgés de 1 mois à 18 ans souffrant d'hépatoblastome qui ont tous reçu le traitement par 4 cycles pré-opératoires de cisplatine, la chirurgie puis 2 cycles post-opératoires de cisplatine. Ils ont été randomisés entre l'ajout de thiosulfate de sodium donné à chaque cycle 6 heures après le cisplatine, ou pas de thiosulfate.
Le risque de perte auditive de grade 1 ou plus a été divisé pratiquement par 2 (le risque relatif était diminué de 48%): cette complication a concerné 63% des patients dans le groupe contrôle et seulement 33% dans le groupe ayant reçu du thiosulfate de sodium.
Ce traitement complémentaire n'a pas eu d'impact sur l'efficacité. La survie sans événement à 3 ans s'élevait à 82% dans le groupe thiosulfate et 79% dans le groupe contrôle. La survie globale à 3 ans s'élevait respectivement à 98% et 92%.
(NEJM, 21 juin, vol. 378, n°25, p2376-2385)
fb/nc/APMnews

 
Le CH de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) va inaugurer sa maison des usagers

Le centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) va inaugurer le jeudi 28 juin à l'hôpital Delafontaine une maison des usagers, qui sera mise en service début septembre, a-t-on appris auprès de la direction la semaine dernière. L'animation de ce lieu d'accueil, d’information, d'orientation et d’expression, soutenu par la mairie de Saint-Denis, sera confiée à des associations en partenariat avec les professionnels de santé. Située à proximité des halls d’accueil des deux bâtiments principaux, la maison des usagers s’organisera autour de plusieurs espaces: accueil, confidentialité, enfants, documentation, ateliers thématiques et détente. "L’objectif est aussi de créer une collaboration formelle et visible entre les associations et l’institution hospitalière, propice au dialogue et à une réflexion commune sur les problématiques concernant la prise en charge des patients", en particulier des populations défavorisées, souligne la direction dans un communiqué.
Communiqué de presse du CH de Saint-Denis, 14 juin 2018

 
Cinq ans après le diagnostic de cancer, près des 2/3 des patients souffrent de séquelles dues à la maladie ou son traitement

PARIS, 20 juin 2018 (APMnews) - Cinq ans après un diagnostic de cancer, 63,5% des patients souffrent de séquelles dues à la pathologie ou à son traitement, montre l'étude VICAN5 présentée par l'Institut national du cancer (Inca) lors d'une conférence de presse à Paris mercredi.
Le Pr Norbert Ifrah, président de l'Inca, a rappelé en ouverture de la conférence de presse que le cancer touche 1.100 individus par jour, dont 4 enfants, mais que globalement, "on observe une évolution positive, globale et progressive des taux de survie nets". Ce taux variant toutefois de 4% à 97% selon la localisation de la maladie.
S'inscrivant dans la continuité de l'enquête VICAN2 publiée en 2014 (cf dépêche du 10/06/2014 à 19:07), VICAN5 a impliqué 4.172 participants âgés entre 18 et 82 ans au moment du diagnostic. Elle était focalisée sur 12 localisations de cancer: sein, prostate, mélanome, thyroïde, côlon-rectum, voies aérodigestives supérieures, vessie, rein, lymphome non hodgkinien, col et corps de l'utérus, et poumon.
Les résultats proviennent de l'analyse de 3 types de données issues d'enquêtes médicales réalisées auprès des équipes soignantes, du système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie (Sniiram) et d'une enquête téléphonique par questionnaire menée auprès des patients.
Le Dr Patrick Perreti-Watei, de l'université Aix-Marseille, a précisé que depuis le début de l'étude un patient sur 10 était décédé et un sur 10 avait développé des métastases.

Fatigue, douleurs, anxiété

Sur l'ensemble des personnes interrogées, 33,1% ont déclaré ne pas avoir de suivi spécifique de leur cancer en médecine générale.
Or, 63,5% des participants à l'étude ont spontanément rapporté avoir des séquelles dues au cancer ou aux traitements.
Le symptôme le plus fréquemment signalé (48,7%) était une fatigue "cliniquement significative". Quant à la douleur, le plus souvent chronique et invalidante, sa prévalence s'élevait à 73% au cours des 15 derniers jours de l'enquête.
Par ailleurs, 32,5% des personnes ont décrit une dégradation persistante de leur qualité de vie mentale. Il s'agissait de troubles dépressifs dans un cas sur six et d'une anxiété chez une personne sur deux.

Vie professionnelle et situation financière durablement modifiées

Plus d'un quart des personnes (26,3%) ont vu leurs revenus baisser. Pour 53,7% cette diminution est survenue au cours des trois années suivant le diagnostic.
A 5 ans, l’aménagement du temps de travail a été la mesure la plus fréquemment recensée (62,7 %) pour les personnes en emploi au moment du diagnostic, mais 20% des personnes âgées de 18 à 54 ans travaillant au moment du diagnostic n'avaient plus d'emploi cinq ans après. Globalement, 24% des salariés avaient repris un emploi à temps partiel thérapeutique, la majorité s'est estimée satisfaite de cette mesure.
De manière générale, les patients les plus touchés par ces répercussions étaient les femmes et les personnes en situation de précarité financière, a indiqué le Dr Perreti-Watei.

Altération de la vie quotidienne, règles hygiéno-diététiques et prévention

Globalement, 34,3% des personnes ont déclaré ne pas avoir modifié leur pratique d’activité physique, mais 53% ont réduit leur activité physique ou y ont totalement renoncé tandis que 12,7% affirment en pratiquer davantage. L'enquête montre que 48,8% des hommes et 52,6% des femmes s'estiment tout de même limités.
Les patients étaient 41,1% à signaler avoir modifié leur alimentation depuis leur diagnostic, parce que leurs goûts ont changé et/ou par le souhait d'une alimentation plus saine.
Le Dr Perreti-Watei a souligné que les changements d'habitudes alimentaires sont plus souvent retrouvés chez les femmes et les anxieux.
En termes de prévention, 61,9% des femmes atteintes d'un cancer autre que celui du sein ont déclaré avoir fait une mammographie dans les deux dernières années.
Par ailleurs, quatre fumeurs survivants sur 10 ont arrêté de fumer. Cet arrêt dépendant de la localisation du cancer, du profil sociodémographique et socio-économique. Le sociologue a indiqué que "quel que soit l'âge, le recul du tabagisme est nettement plus marqué chez les hommes que chez les femmes, on constate un effet du genre assez massif".
Cette enquête a été réalisée en partenariat avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et les principaux régimes d'assurance maladie (Cnam et MSA).
cab/fb/ab/APMnews

 
La HAS de nouveau saisie sur la généralisation du dépistage néonatal de la drépanocytose (Agnès Buzyn)

PARIS, 20 juin 2018 (APMnews) - La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a décidé de saisir de nouveau la Haute autorité de santé (HAS) au sujet de la pertinence d'une généralisation du dépistage néonatal de la drépanocytose, a-t-elle annoncé mardi lors de la séance des questions orales au Sénat.
La ministre a été interrogée par George Patient (LREM, Guyane), qui a rappelé que de nombreux enfants drépanocytaires naissaient encore aujourd'hui sans être dépistés.
La drépanocytose fait partie des 5 maladies inscrites au programme national de dépistage néonatal. Ce dépistage est généralisé chez tous les nouveau-nés depuis 1989 dans les départements et régions d'outre-mer, tandis qu'en métropole il est réalisé depuis 1995, et de façon ciblée, chez les nouveau-nés dont les parents sont originaires de régions à risque.
La HAS avait déjà été saisie en 2014 par direction générale de la santé (DGS) sur la question de l'élargissement éventuel du dépistage à l'ensemble de la population de France métropolitaine. L'agence n'avait alors "pas relevé de signaux clairs d'un manque d'efficacité de la stratégie du dépistage néonatal ciblé", a indiqué Agnès Buzyn mardi.
Depuis, des études ont été publiées, notamment par une équipe de l'hôpital Necker (AP-HP, Paris), et le défenseur des droits a récemment préconisé la mise en place à titre expérimental d'un dépistage généralisé dans une région de métropole où la prévalence de la drépanocytose est élevée avant d'envisager une généralisation à toute la métropole, a ajouté la ministre. "Notamment je pense à l'Ile-de-France" pour la mise en place expérimentale du dépistage généralisé, a-t-elle dit.
"Cette préconisation a retenu toute mon attention. C'est pourquoi j'ai décidé, notamment au regard des données médicales récentes qui m'ont été apportées, de saisir de nouveau la Haute autorité de santé, afin qu'elle puisse indiquer si les données disponibles peuvent conduire à une révision de son avis de 2014. Il s'agira également de définir, si tel était le cas, les modalités pertinentes d'une généralisation de ce dépistage néonatal sur tout le territoire métropolitain", a déclaré Agnès Buzyn.
Le défenseur des droits a été saisi de cette question le 22 novembre 2017 par l'Association pour l'information et la prévention de la drépanocytose (APIPD). L'association a mis en ligne sur son site le 4 avril la décision rendue par le défenseur des droits, qui lui a été transmise ainsi qu'à la ministre des solidarités et de la santé, au directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), à la directrice générale de l'Agence de la biomédecine (ABM), à la présidente de la HAS et au président de l'Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l'enfant (AFDPHE).
"Le défenseur des droits considère que le maintien d'un dépistage ciblé de la drépanocytose est contestable en l'état actuel des connaissances", est-il indiqué dans la décision.
"Pour cibler les diagnostics néonataux sur les populations les plus à risque, les professionnels de santé cherchent à connaître l'origine géographique des parents en se fondant, dans les faits, souvent sur des caractéristiques visibles telles que la couleur de peau. Ces pratiques tendent à stigmatiser certains groupes de la population; elles pourraient par ailleurs être de moins en moins efficaces au vu des brassages de populations en France métropolitaine. Or, l'absence de dépistage de personnes à risque mais non concernées par les actions de dépistage ciblé présente des conséquences médicales majeures", souligne le défenseur des droits.
Il préconise par conséquent un dépistage systématique dans une région de métropole, et sur la base des résultats de cette expérimentation, l'extension à certaines régions ou à tout le territoire pourrait être décidée par les pouvoirs publics.
cd/ab/APMnews

 
Puy-de-Dôme : l?hôpital privé La Châtaigneraie à Beaumont certifié A

L’hôpital privé La Châtaigneraie à Beaumont (Puy-de-Dôme) vient d’obtenir un niveau de certification A par la Haute autorité de santé (HAS). "Les résultats obtenus sont le fruit d’une forte implication de tous les personnels et professionnels de l’établissement qui au quotidien, concourent pour la qualité et sécurité des soins", explique Isabelle L’Hôpital, la directrice de La Châtaigneraie. Lors de la certification, de nombreux critères ont été examinés : la prise en charge globale du patient, la prise en charge de la douleur, le circuit du patient au bloc opératoire, la maîtrise du risque infectieux, le respect des droits du patient, la gestion du dossier médical ou encore la prise en charge médicamenteuse. L'hôpital privé La Châtaigneraie avait déjà été certifié de niveau A en 2014.
Communiqué de presse du groupe Elsan, le 19/06/2018

 
Le CH d'Avignon s'équipe d'un appareil d'IRM 3 Tesla

Le centre hospitalier d'Avignon s'est doté d'un appareil d'IRM 3 Tesla, inauguré le 15 juin. "Il s'agit d'une technologie unique sur le territoire de Vaucluse, et dont la qualité des images est supérieure, notamment en neurologie en particulier dans le cadre de la prise en charge des AVC [accidents vasculaires cérébraux], pour les examens ostéo-articulaires et pour les explorations du tube digestif", explique la direction de l'établissement dans un communiqué. Cet équipement de dernière génération est dotée d'un tunnel large de 70 cm (au lieu de 60 cm) qui permet aux patients de se sentir moins confinés et d'accueillir les personnes de grand gabarit et/ou souffrant de claustrophobie. Il dispose également du système In-Bore Experience qui permet de projeter des images et des films dans le tunnel afin de détendre les patients durant toute la durée de l'examen. Cette machine permettra de prendre en charge 8.000 patients par an, espère la direction du CH. Le montant de l'investissement s'élève à 1,2 million d'euros pour la partie machine, et un peu plus de 105.000 euros pour les travaux périphériques (changement de la centrale de traitement de l'air), soit un total de 1,3 million.
Communiqué de presse du CH d'Avignon, le 19/06/2018

 
Roubaix : création d?un espace Snoezelen à la résidence Isabeau

Située au deuxième étage de la résidence, la salle Snoezelen, du nom d'une approche non médicamenteuse et multisensorielle, a ouvert ses portes en 2018 et a été créée pour les personnes âgées présentant des pathologies neurodégénératives, psychiatriques et autres troubles de la communication. Accompagné d’un soignant, le résident profite d’une exploration basée sur les cinq sens offrant apaisement et détente, grâce à une utilisation passive et/ou active du matériel (tissus, balles, fibres optiques, etc.). Un appel à projet a été lancé en avril 2017 auprès de la Fondation de France qui a donné un avis favorable et a contribué financièrement à l’aménagement de l’espace Snoezelen. Au sein de la résidence Isabeau, une session de formation a été dispensée fin 2017 et a permis de former neuf agents. Une deuxième session a été organisée dans le cadre du plan de formation du centre hospitalier et quatre agents supplémentaires ont ainsi été formés. Cet espace Snoezelen à la résidence Isabeau de Roubaix sera inauguré officiellement le vendredi 29 juin.
Communiqué de presse du centre hospitalier de Roubaix, le 19/06/2018

 
Metz : l?unité kangourou de la maternité Claude-Bernard ouvre ses portes

L’hôpital clinique Claude-Bernard, à Metz, vient d’ouvrir une unité kangourou au sein de son service néonatalogie. Il s'agit de préserver le lien mère-enfant pour les bébés prématurés ou ayant besoin d’un suivi particulier. L'unité kangourou est destinée aux enfants nés à partir de 35 semaines d’aménorrhée et/ou nécessitant une prise en charge spécifique. Pour favoriser la relation entre l’enfant et sa mère, ils sont tous les deux installés dans la même chambre. La surveillance et les soins sont en effet réalisés dans la chambre de la mère, en présence des parents et éventuellement avec leur participation. Au sein de l’unité kangourou de l’hôpital clinique Claude-Bernard, une visite pédiatrique quotidienne a lieu dans la chambre de la mère et de son enfant. Une puéricultrice est également disponible 24h/24. La pratique du "peau à peau" est aussi fortement recommandée en unité kangourou par les sages-femmes de l’établissement.
Communiqué de presse de l'hôpital clinique Claude Bernard, le 19/06/2018

 
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