Aller au texte
Oncauvergnevivre avec un cancer, côté patient et proches
Étape 2 · Traitements

PET scan : à quoi sert cet examen et comment il se déroule

28 octobre 20266 min de lecturePar la rédaction

Tasse de tisane, plaid plié et carnet fermé près d’une fenêtre lumineuse

Sur les images d’un PET scan, ce n’est pas d’abord la forme des organes qui se lit, mais la manière dont leurs cellules consomment du sucre. Cet examen, aussi appelé TEP, repose sur un produit faiblement radioactif injecté dans une veine et sur une machine qui en suit le trajet. Pour que l’image soit fiable, il demande une préparation précise, un temps de repos avant les images et quelques gestes d’hygiène une fois rentré chez soi.

En bref.

  • Le PET scan est un examen d’imagerie qui mesure l’activité des cellules grâce à un dérivé du glucose faiblement radioactif ; le repos après l’injection dure une à deux heures, puis la prise d’images occupe 20 à 30 minutes.
  • Pour un rendez-vous le matin, mieux vaut ne rien manger depuis la veille au soir tout en buvant des boissons non sucrées en quantité.
  • Le produit n’est plus radioactif au bout d’une journée, sans risque pour l’entourage.
  • Boire beaucoup pendant 24 heures aide l’organisme à éliminer le produit par les urines.
  • Le compte rendu se discute avec l’oncologue.

Qu’est-ce qu’un PET scan et comment fonctionne-t-il ?

Le PET scan, ou tomographie par émission de positons (TEP), est un examen d’imagerie médicale qui repose sur l’injection d’un traceur faiblement radioactif. Le Vidal le présente comme l’examen d’imagerie médicale de référence en cancérologie. Il mesure l’activité des cellules d’un organe ou d’une tumeur grâce à l’injection intraveineuse d’un dérivé du glucose.

Le principe tient en peu de mots. Le traceur est choisi pour se fixer sur un organe ou un tissu. Une couronne de détecteurs disposée autour du patient capte les couples de photons qu’il émet, et un traitement informatique reconstitue à partir de ces émissions une image de l’organe étudié.

Les images obtenues par cette seule technique manquent de précision anatomique, comparées à celles d’un scanner ou d’une IRM. C’est pourquoi la TEP est couramment associée à un scanner réalisé par la même machine. Selon le service public d’information en santé, cette double technique, TEP et scanner, est la plus utilisée aujourd’hui.

À quoi sert un PET scan en cancérologie ?

Il sert à repérer une tumeur et à en apprécier l’activité. Au sein d’une tumeur cancéreuse, les cellules se multiplient de manière intense. Le 18 fluoro-désoxyglucose, le traceur le plus courant, est utilisé par la cellule comme le glucose : les zones qui en consomment beaucoup apparaissent donc nettement sur les images.

Cette lecture permet d’identifier une tumeur, de mesurer son volume et d’évaluer son niveau d’activité tumorale. L’examen est prescrit par un médecin, qui en explique l’intérêt dans la situation de chaque personne. Pour savoir pourquoi il est demandé dans votre cas, le plus simple est de poser la question à l’oncologue.

L’examen a aussi des limites. D’autres organes sont de grands consommateurs de glucose : le cerveau, le cœur, les muscles, certains tissus infectés, ainsi que le rein, qui tend à l’accumuler. Ils sont très visibles sur une TEP, qui n’est donc pas la meilleure technique pour repérer une éventuelle tumeur dans ces organes.

Comment se préparer à un PET scan ?

La préparation commence à la prise de rendez-vous. Il faut alors signaler ses allergies et ses traitements médicamenteux, ainsi qu’une éventuelle grossesse. Des questions sur la maladie et le traitement en cours peuvent aussi être posées par l’équipe de médecine nucléaire.

Le jeûne est la consigne centrale. Si l’examen a lieu le matin, il est préférable d’être à jeun depuis la veille au soir, mais il est bon de boire abondamment des liquides non sucrés. La raison est simple : le sucre présent dans le sang risque d’interférer avec le glucose marqué. Le manipulateur en électroradiologie vérifie ces points avec le patient au moyen d’un questionnaire.

Deux autres situations demandent de l’attention. Une personne diabétique doit avoir un diabète équilibré. Quant aux muscles, leur consommation de glucose ne doit pas augmenter avant l’examen, ce qui explique le repos demandé. Le jour venu, il faut apporter :

  • la lettre ou l’ordonnance du médecin prescripteur ;
  • la carte Vitale ;
  • d’éventuels clichés de TEP ou de PET scan plus anciens.

Comment se déroule l’examen, étape par étape ?

L’injection du traceur est effectuée par un manipulateur en médecine nucléaire. Vient ensuite une phase de repos, qui dure une à deux heures. L’examen proprement dit occupe ensuite 20 à 30 minutes ; il n’est pas bruyant et ne nécessite pas d’anesthésie. Une association de patients annonce une durée totale de deux à trois heures, car plusieurs étapes doivent être respectées pour ne pas fausser les résultats.

ÉtapeDuréeConsigne
Veille de l’examen (rendez-vous le matin)Depuis la veille au soirJeûne, boissons non sucrées
Injection puis reposUne à deux heures de reposToilettes réservées si besoin ; ne pas solliciter les muscles
Examen sous la caméra20 à 30 minutesExamen non bruyant, sans anesthésie
Les 24 heures suivantes24 heuresBoire beaucoup ; chasse d’eau et lavage des mains

Un détail pratique mérite d’être connu : si le patient doit uriner juste avant l’examen, cela se fait dans des toilettes réservées aux patients injectés, car les urines, légèrement radioactives, y sont collectées.

Quelles précautions prendre après l’examen ?

Beaucoup de patients s’inquiètent d’être radioactifs. Les substances utilisées pour une TEP perdent leur capacité radioactive très rapidement : en général, elle diminue de moitié en moins de deux heures après l’injection et a disparu complètement en une journée. Cela ne présente aucun risque, même pour les femmes enceintes et les jeunes enfants que le patient côtoie.

Le geste utile est de boire. Pendant les 24 heures qui suivent, il est important de boire abondamment afin de faciliter l’élimination du produit injecté par les urines. Aux toilettes, mieux vaut tirer la chasse d’eau après avoir uriné, essuyer les éventuelles projections d’urine avec du papier toilette et se laver les mains.

Si un symptôme inhabituel apparaît après l’examen, ou si un doute persiste, il se voit avec le médecin traitant ou l’équipe qui suit la maladie.

Que signifie une fixation sur les images ?

Une fixation désigne l’endroit où le traceur s’est accumulé. Comme les cellules qui se multiplient intensément consomment beaucoup de glucose, elles captent davantage le traceur et ressortent sur l’image. Plus l’activité de la zone est forte, plus la fixation est visible.

Une fixation n’est pas pour autant une réponse en soi. Les organes gros consommateurs de glucose, évoqués plus haut, ressortent aussi nettement, et le rein tend à accumuler le traceur. C’est pourquoi un compte rendu se lit par un médecin, en tenant compte de l’histoire de la maladie et des autres examens.

Pour comprendre un résultat, il faut donc en parler avec le médecin prescripteur ou avec l’oncologue, qui le mettent en regard du reste du dossier. Pour les aspects de prise en charge liés à la maladie, voir ALD 30 et cancer.

Questions fréquentes sur le PET scan

Peut-on boire de l’eau avant l’examen ?

Oui, et c’est même conseillé : les liquides non sucrés se boivent abondamment, alors que le sucre dans le sang risque de fausser la lecture.

Le PET scan est-il bruyant, faut-il une anesthésie ?

La machine n’est pas bruyante et aucune anesthésie n’est nécessaire. Les images demandent 20 à 30 minutes.

Je suis diabétique : puis-je passer un PET scan ?

Le diabète doit être équilibré. Le sucre présent dans le sang risque d’interférer avec le glucose marqué, ce qui explique pourquoi l’équipe doit en être avertie à l’avance.

Que dois-je dire à l’équipe avant l’examen ?

Allergies, traitements médicamenteux et éventuelle grossesse doivent être indiqués.

Puis-je être en contact avec des enfants ou une femme enceinte après l’examen ?

Oui, sans aucun risque : la radioactivité a complètement disparu en une journée.

Que faut-il apporter le jour de l’examen ?

Une lettre ou une ordonnance du médecin prescripteur, la carte Vitale et les anciens clichés de TEP, s’il en existe.

Sources

  • Service public d’information en santé, « Tomographie par émission de positons (TEP ou PETscan) », https://www.sante.fr/tomographie-par-emission-de-positons-tep-ou-petscan, consultée le 24 octobre 2026.
  • Vidal, « Tomographie par émission de positons (TEP ou PETscan) », https://www.vidal.fr/sante/examens-tests-analyses-medicales/tomographie-emission-positons-petscan.html, consultée le 24 octobre 2026.
  • RoseUp Association, « Tout savoir sur le PET-Scan (ou TEP-Scan) », https://www.rose-up.fr/magazine/petscan-examen-imagerie-cancer-kesako/, consultée le 24 octobre 2026.
  • Centre hospitalier universitaire de Bordeaux, « TEP au 18F-FDG », https://www.chu-bordeaux.fr/Les-unit%C3%A9s-m%C3%A9dicales/M%C3%A9decine-nucl%C3%A9aire-Sud/Examens-pratiqu%C3%A9s/Tomographie-par-%C3%A9mission-de-positons-(TEP)/TEP-au-18F-FDG/, consultée le 24 octobre 2026.

Cet article informe et ne remplace pas l’avis de votre équipe soignante : parlez-en à votre oncologue ou à votre médecin traitant. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Sur la même étape